HOLY NL Janv

Résidence Motor Cortex au Lab.Lab

Souvenez-vous d’Adelin Schweitzer et Charles Sadoul… la performance du skate-board augmenté accueilli en résidence VIDEOPHONIC en janvier 2015, ça vous dit quelque chose ? Mais oui, c’était Holy Vj #digression !

Et bien Adelin et Charles reviennent en résidence à Lyon et s’installent une semaine au Lab.Lab du 16 au 22 mai, pour travailler sur une nouvelle version du projet appelé dorénavant Motor Cortex.

Le projet en résumé

La performance s’articule autour d’un robot qui va devenir au fil de la performance le personnage central de l’histoire. Georges le skateboard a un passé et des souvenirs. Il est pris au piège dans un laboratoire et cherche une issue. Maintenant qu’il a une conscience, il veut retrouver sa vie d’avant, celle qu’il menait quand il avait encore un propriétaire, faisait corps avec lui et jouait dans la ville. Ce traitement depuis le point de vue de l’objet et la mise en place d’une certaine intimité autour de celui-ci évoque ce que serait un monde habité par des objets sensibles.

Malgré la présence des artistes au plateau, la main de l’homme n’est jamais représentée directement laissant ainsi la place au spectateur d’anthropomorphiser l’objet, de le personnifier et de s’y attacher. Il éprouve une fascination pour ce qui prend vie sous ses yeux. Une fascination qui va bientôt laisser la place à une angoisse. Celle d’un monde où les machines n’auraient plus besoin des humains pour trouver un sens à leur existence.

Le passage entre les différents procédés narratifs que sont le documentaire, le théâtre d’objet et la performance audiovisuelle donne son rythme au récit. L’alternance entre images documentaires composées du film retraçant la vie de Georges, captations en direct – l’œil de Georges, les caméras du laboratoire – et visuels génératifs produits à partir de ses mouvements au plateau crée une intensité dramatique menant inexorablement à sa mort. Le spectacle est ainsi décomposé en cinq parties, Mimésis, Métamorphose, Éveil, Lutte, et Bardo.

Cette résidence permettra à l’équipe de se préparer pour les Bains numériques (Première francilienne le 2 juin au centre des arts d’Enghein) puis pour la biennale de Munich où la performance sera également présentée le lendemain.

Bon courage à eux !