Retour sur la résidence et suite du projet

Artistes & partenaires

  • Adelin Schweitzer

    IMG_0268Né en 1978, Adelin Schweitzer vit et travaille à Marseille. Diplômé en 2004 de l’École Supérieure d’Art d’Aix-en-Provence il poursuit depuis une carrière d’artiste polymorphe à la croisée des chemins entre performances immersives, expérimentations audiovisuelles et nouvelles technologies. Du Rimini Protokoll en passant par Tinguely, Marc Pauline du S.R.L. ou bien encore Stelarc, Adelin s’inscrit dans une filiation artistique d’avant-garde. Puisant dans les imaginaires de la science-fiction et des sciences cognitives l’artiste trace au fils du temps les contours d’un univers prospectif singulier.
    DR © Stephane Bailby

     

  • Pina Wood

    13515416_10209912270066395_775943814_n(1)Pina a étudié la dramaturgie, les écritures scéniques et la mise en scène auprès de Philipe Goudard et de Gérard Lieber. Travaillant la direction de comédien avec Ravi Chaturvedi au cœur du Rajasthan à Jaipur, elle fonde en 2009 le collectif montpelliérain Les Gueules de Loup. Elle y travaille jusqu’en 2013 un théâtre hyperréaliste, poétique et brutal.
    Très vite, elle découvre l'écriture musicale et se passionne pour la chanson à textes. Débute alors une aventure de plusieurs années avec différentes formations, jazz, punk, lyrique, fusion. Ses premières mises en scène conjuguent concert et théâtre et elle évolue sur le plateau aux côtés de ses comédiens en qualité de chanteuse.
    Passionnée par la langue de Samuel Beckett, elle entame dès 2010 un saccage régulier de son œuvre : elle présente notamment en 2013 NO(y)ÉE, au théâtre de Lenche à Marseille, partition pour une comédienne, un ventilateur et le bonnet du commandant Cousteau. Invitée à présenter cette création lors des Actes en Silence dans la piscine vidée de Frais Vallon à Marseille, elle découvre l’écriture en contexte et décide de poursuivre ses recherches à la FAIAR.
    Ses questionnements tournent autour de l'élaboration de l'identité d'un personnage, du rapport entre le corps, les mots et la matière, du lien entre théâtralité et performativité.
    Artiste polymorphe, elle collabore aujourd’hui avec différentes équipes en qualité de dramaturge et de directeur d’acteur, sur des projets de territoire qui impliquent le public dans le processus de création. Performeuse et interprète, elle est la complice de Marlène Llop dans sa prochaine création Asile Club.

    Habituée à écrire et mettre en scène les autres, elle décide désormais d’investir l'espace public avec en bouche et en gorge sa poésie bavarde.

     

  • Simon Lagadec

    Photo_Simon_LagadecNé en 1980. Très tôt passionné de théâtre puis de performance, il sera comédien. En l’an 2000 la vie le pousse à faire un long voyage en Chine où muni d’un vieux reflex argentique il découvre la photographie, il sera photographe. Plus tard lasse de faire partie de l’audience des festivals il passe de l’autre côté, il sera technicien du spectacle. Afin de rajouter une corde à son arc il se forme à l’audiovisuel, il sera vidéaste. Il y’a peu de temps il se retrouve sur un chantier de décors de jeux d’évasions, il s’improvise constructeur. Désormais tout est mêlé. Mercenaire, factotum, couteau-suisse, il s’entiche de gens et de projets qu’il suit avec passion et qu’il soutient de toute son énergie grâce à ses multiples facettes.

     

  • Gaetan Bailly

    Photo_Gaëtan_BaillySon parcours et ses choix ont souvent été guidés par un appétit culturel, une passion pour l’image et la volonté de transmettre des connaissances. Diplômé en journalisme (JRI) et en histoire, Gaëtan est également passé par l’IUFM. Aujourd’hui, il partage son temps entre une activité de photographe-vidéaste indépendant, des interventions en milieu scolaire et de l’ingénierie pédagogique dans le domaine de l’éducation aux médias et au numérique avec l’association Fréquence Écoles.
    Passionné de cinéma et de documentaire, il fait également partie du collectif Volt et de l’association Scènes Publiques qui organisent le Festival Interférences à Lyon. L’objectif principal est d’expérimenter des manières inédites de mettre en débat les questions présentes dans le monde contemporain à travers une double approche : cinématographique d’une part et « scientifique » d’autre part.
    « Ces différentes formes d’implications convergent vers l’affirmation et la mise à l’épreuve d’une conception horizontale et démocratique des savoirs. Toutes me donnent une liberté d’explorer et un pouvoir d’affecter, me permettant d’être un passeur sensible qui interroge, documente et met en circulation quelques fragments de connaissances et d’images de ce monde. »

     

  • Jeanne Drouet

    photoJD2 (1)est ingénieure d'études CNRS, rattachée au Centre Max Weber (UMR 5283). Dans le laboratoire, sa principale mission consiste à accompagner les recherches mobilisant l'image ou les technologies numériques (en tant qu'outil, méthode, voire objet d'étude). Elle est par ailleurs docteure en anthropologie. Ses travaux portent sur la raison orale (gestes paroliers et narratifs, conte…), la circulation des imaginaires et, depuis 2011, sur les mondes virtuels. Son parcours l'amène également à oeuvrer pour que l'anthropologie et la création artistique se rencontrent, afin de penser et/ou créer différemment.

    Quelques publications :
    2015 (chapitre d'ouvrage) « Pour une anthropologie partagée avec les artistes du numérique », in Humanités Réticulaires, Editions Academia-L'Harmattan, p. 117-141.
    2013 (article) : « Récits de Douarnenez. Itinéraire de recherche », revue Ethnographiques.org, n°26, Sur les chemins du conte, numéro coordonné par Thierry Wendling et Aurélie Reusser. Disponible en ligne : http://www.ethnographiques.org/2013/Drouet
    2012 (article) : « Conter, en gestes et en images », revue Degrés, n° 151-152, Image et Spectacle, numéro coordonné par Thierry Lenain (Université Libre de Bruxelles).

     

  • Marie-Thérèse Tétû

    Photo_Marie_Terese-TetuMarie-Thérèse Têtu est socio-anthropologue, chargée de recherche CNRS rattachée au Centre Max Weber (UMR 5283 CNRS). Ses travaux actuels s'intéressent aux dimensions publiques du travail d'histoire, de mémoire, et de patrimonialisation ainsi qu'à la pluralité des rapports au passé. Ce qui l'a conduite à mener des recherches sur les lieux d'internement récemment patrimonialisés en France qui sont souvent des lieux à histoires et à mémoires multiples. Elle interroge les formes de socialisation de l'histoire et des mémoires dans l'espace public et expérimente en particulier les ressources du numérique. Quelles sont les transformations qu'introduisent les mises en ligne et la culture du web dans nos rapports aux mémoires et aux lieux ?

    Publications :
    Battegay Alain, Erramuzpé Geneviève, Têtu Marie-Thérèse, Exposer les mémoires et l’histoire. Carnet de visites et de rencontres – Berlin – Ravensbrück, Presses universitaires de Saint-Etienne, 2010.
    Battegay Alain, Chabani Samia, Têtu Marie-Thérèse, « Les devenirs patrimoniaux du centre de rétention d'Arenc et de la prison Montluc », in Hatzfeld Hélène (coord.),  Regards décalés sur des patrimoines silencieux, Atelier Henry Dougier, pp. 31-41, 2015.
    Têtu Marie-Thérèse, "De la prison Montluc au Mémorial, et après…", EspacesTemps.net, Travaux, 02.07.2015 : http://www.espacestemps.net/articles/de-la-prison-montluc-au-memorial-et-apres/
    Champin Pierre-Antoine, Michel Christine, Pot Laetitia, Têtu Marie-Thérèse, «Stimuler la patrimonialisation socio-culturelle par des plateformes du Web. Etude de cas du site Lyonnais de Montluc. », Les cahiers du numérique, vol. 12, n°3, Paris : Lavoisier, 2016.
    Têtu Marie-Thérèse, « Frictions du tissage numérique et nœuds de mémoires : trouble-mémoires et mémoires à-venir», Revue d'anthropologie des connaissances, (à paraître 2017).

     

  • Maison de Quartier des Brosses

    mqbLa Maison de quartier des Brosses est un lieu de soutien aux associations du quartier. Elle propose des animations proposées pour les jeunes de 6 à 25 ans (stages loisirs pendant les vacances par exemple), et accompagne les groupes souhaitant concrétiser un projet. La Maison de quartier participe aussi à la vie sociale et à l’animation de la cité en soutenant des initiatives et en co-organisant des événements festifs.
  • DRAC

    Logo_ministere_cult_siteAADNLa Direction Régionale des Affaires Culturelles est l'organe représentant du Ministère de la Culture dans chaque région, devenue service déconcentré de l'Etat en 1992.
    En Rhône-Alpes, la DRAC est située au Grenier d'Abondance depuis 1993. Elle soutient l'AADN dans le cadre du dispositif VIDEOPHONIC.
  • CAF du Rhône

    cafDepuis 70 ans, les Allocations familiales accompagnent les familles dans leur vie quotidienne. Acteur majeur de la solidarité nationale, la branche Famille est un réseau piloté par la Caisse nationale des Allocations familiales, présent sur tout le territoire grâce aux 102 caisses d'Allocations familiales. Mobilisées au service des allocataires, les Caf prennent en charge les prestations légales et développent une action sociale familiale sur leurs territoires.
  • Fondation Carasso

    fondation-carassoLa Fondation Daniel et Nina Carasso est une fondation familiale créée début 2010, en mémoire du fondateur de Danone en France et aux États-Unis, et de son épouse. En soutenant des initiatives dans les domaines de l’alimentation durable et du rapport entre le citoyen et l’art, elle a pour objectif de concourir à l’épanouissement de l’être humain et à la préservation de notre environnement.
  • CCO

    ccoLe CCO est un laboratoire d’innovation sociale et artistique ancré sur le territoire de l’agglomération lyonnaise depuis près de 50 ans : une pépinière d’initiatives collectives et de rencontres favorisant le dialogue interculturel.
    Le CCO est l'un des partenaires du dispositif VIDEOPHONIC sur l'agglomération lyonnaise.
    • Retour sur la résidence et suite du projet
    • Machines-a-rien_Site1Machines à rienMachines à rien s’articule autour de la création de tableaux sonores et visuels tels des mobiles suspendus, accrochés au mur ou posés au sol.
    • visuel Time-is-everywhereTime is everywhereUne installation qui souhaite dépasser la notion de temps réel pour simplement mettre en relation l’Homme et son environnement.
    • FERME A SPIRULINELa Ferme à spirulineSituée au carrefour entre jeu vidéo et enjeux écologiques, cette création « hybride » met également en avant la collaboration et la création participative.
    • Rize img horizLa Rize, dans cette rue coulait autrefois une rivièreÀ travers des périscopes installés dans les bouches d’égout où, autrefois la rivière coulait, le public accède à un contenu audiovisuel poétique sur l’histoire de la Rize et de son rapport à la mémoire des habitants et de la ville.

Dans le cadre du programme Espèces d’Espaces Publics du Labo des Usages, nous avons accueillis l’équipe des Dronards en résidence à Villeurbanne, du 1er au 15 juillet 2017.


Nos quatre artistes polymorphes – Adelin, Gaëtan, Pina et Simon – étaient accompagnés par deux chercheuses en sciences humaines et sociales : Jeanne Drouet et Marie-Thérèse Tétû respectivement anthropologue et socio-anthropologue.

Réunis autour d’un même territoire, artistes et chercheurs ont interrogés et confrontés leurs pratiques. C’est en compagnie de Jules 3.0 et de la bête à deux dos qu’ils ont arpentés la ville, et plus précisément les quartiers de Bel-Air les Brosses et de Grandclément, à la rencontre de ses habitants. Deux semaines pour découvrir, échanger, observer, questionner, et récolter de la matière qu’elle soit sonore ou visuelle.

Pendant cette résidences, l’équipe des Dronards est également intervenu auprès d’une trentaine de jeunes de la maison de Quartier des Brosses. Ils ont réalisés une série de 4 « ateliers-expériences », envisagés à la fois comme des jeux et comme des éléments-matière (photo, vidéo, ITW, témoignage sonore)qui viennent nourrir le travail de recherche entamé sur le territoire.

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En guise de sortie de résidence, une séance de travail collective a été organisée autour des images collectées pendant la résidence. Ouverte à tous, celle-ci a eu lieu le vendredi 15 juillet au Seyran Kebab, place de la paix dans le quartier de Bel-Air Les Brosses.

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Expression subjective de toutes ces pluralités rencontrées, nous vous invitons à :