Michaël Cros

Né en 1972, Michaël Cros est chorégraphe et plasticien dans la compagnie marseillaise la Méta-Carpe. Diplômé des Beaux-Arts de Marseille et de Lyon, il associe principalement dans son travail les champs de la danse contemporaine, des arts de la marionnette et des arts numériques. Les thématiques abordées dans ses projets tournent autour du corps (de sa perception interne jusqu’aux interactions sociales). En mettant en jeu des corps humains, objets, et numériques, il questionne notre condition humaine et ses frontières (quelque part entre le règne animal et le monde des machines) ainsi que les liens qui nous poussent à vivre ensemble. Michaël Cros propose un travail polymorphe, à la fois «objet» et «expérience», qui s’inscrit dans différents lieux, avec différents partenaires et suivants différentes modalités de rencontre avec le public.
  • Über Beast MachineComment donner vie à une créature étrange et inquiétante qui associe les arts de la marionnette, la robotique et la botanique ?

 

Joël Curtz

A travers des médiums aussi variés que la vidéo, l’installation, la photographie, la performance, Joël Curtz développe depuis plusieurs années un univers singulier non dénué d’humour qui aborde le réel sous un angle poétique et questionne le rapport du spectateur à l’œuvre.
Diplômé du Fresnoy, Studio National des Arts Contemporains et de l’Académie des Beaux Arts de Vienne auprès du cinéaste Harun Farocki, Joël navigue entre le monde du cinéma (notamment documentaire) et celui de l’art contemporain.
  • La voix des ombresLa voix des ombres est un projet qui narre l’histoire de vendeurs à la sauvette arrivant en France à travers les objets qu’ils vendent.

 

Jeanne Drouet

est ingénieure d’études CNRS, rattachée au Centre Max Weber (UMR 5283). Dans le laboratoire, sa principale mission consiste à accompagner les recherches mobilisant l’image ou les technologies numériques (en tant qu’outil, méthode, voire objet d’étude). Elle est par ailleurs docteure en anthropologie. Ses travaux portent sur la raison orale (gestes paroliers et narratifs, conte…), la circulation des imaginaires et, depuis 2011, sur les mondes virtuels. Son parcours l’amène également à oeuvrer pour que l’anthropologie et la création artistique se rencontrent, afin de penser et/ou créer différemment.

Quelques publications :
2015 (chapitre d’ouvrage) « Pour une anthropologie partagée avec les artistes du numérique », in Humanités Réticulaires, Editions Academia-L’Harmattan, p. 117-141.
2013 (article) : « Récits de Douarnenez. Itinéraire de recherche », revue Ethnographiques.org, n°26, Sur les chemins du conte, numéro coordonné par Thierry Wendling et Aurélie Reusser. Disponible en ligne : http://www.ethnographiques.org/2013/Drouet
2012 (article) : « Conter, en gestes et en images », revue Degrés, n° 151-152, Image et Spectacle, numéro coordonné par Thierry Lenain (Université Libre de Bruxelles).

 

Valentin Durif

Musicien, artiste et programmeur, issu des musiques électroniques et électroacoustiques, Valentin Durif vit et travaille à Lyon. Ses projets proposent d’associer des univers physiques et concrets à ceux plus abstraits issus du monde électronique et informatique, en créant autant une immersion totale pour le spectateur, qu’une gestuelle musicale à la fois visuelle et cohérente. Il conçoit, fabrique et pratique ses propres instruments ou développe des dispositifs mécaniques et informatiques capables de jouer ses compositions. Ses créations sont présentées sous la forme de concerts-performances (Émincé d’oreilles) ou d’installations (Cliquetis). Sa musique mélange l’electronica, le noise-rock ou l’indus.
  • Les Hommes DeboutDerrière l’exposition de 16 figurines à taille humaine, Les Hommes Debout hèlent les promeneurs et les invitent au dialogue. Jeu de flash en écho… les statues s’animent de manière imprévisible.
  • Émincé d’oreillesSous forme de performance, Valentin Durif perturbe les perceptions visuelles et sonores en transformant en objets musicaux : boîtes de conserves et casseroles…
  • Machines à rienMachines à rien s’articule autour de la création de tableaux sonores et visuels tels des mobiles suspendus, accrochés au mur ou posés au sol.
  • Émincé d’oreillesSous forme d’installation, Valentin Durif détourne une batterie d’ustensiles de cuisine en disposant de moteurs-actionneurs et de haut-parleurs vibrants sur des objets souvent hors d’usage.
  • Vous reprendrez bien un peu de dessert?L’AADN met les petits plats dans les grands et vous invite dans sa cuisine avec « Vous reprendrez bien un peu de dessert », une performance audio-visuelle pour tous les apétits !

 

Fraction (Eric Raynaud)

De son vrai nom Eric Raynaud, Fraction est un musicien, compositeur, producteur de musique électronique et expérimentale, plasticien sonore autodidacte né en Bretagne, résidant actuellement à Paris et œuvrant depuis 2005 sous cet alias. Artiste du label français Infine, il apparaît également sur Shitaktapult, Plastiqpassion, et Les Creatures qu’il créé en 2010 et destine plus spécifiquement à la recherche expérimentale et travaux alternatifs pouvant évoluer autour des projets multimédia.
Son travail basé sur la déconstruction rythmique, la synthèse granulaire, couplant textures bruitistes et couches mélodiques, évoque la poly-timbralité de pionniers tel que Edgar Varese.
  • DromosPlongé au sein d’un environnement immersif, le spectateur suivra le chemin tracé par le flot de textures granulaires et de visuels génératifs à la recherche de l’inertie intégrale.

 

Ghazi Frini

Ghazi Frini prend pour point de départ les arts numériques pour développer un processus de recherche iconographique en constante dérive autour du cinéma expérimental.
Ses créations vidéo sont trafiquées, modelées, reformatées en live pour être en interaction permanente avec son environnement.
Il travaille en collaboration dans différents champs artistiques et participe à différents événements nationaux et internationaux.

 

Marion Frini

Marion Frini pratique la danse depuis son plus jeune âge et se spécialise dans le théâtre d’ombre depuis septembre 2010. Enseignante de français langue étrangère de profession, elle participe à l’élaboration et à l’interprétation de spectacles de théâtre d’ombres sous différentes formes (théâtre, expression corporelle, marionnettes, vidéo) et dans différents contextes (ateliers pour enfants, spectacles tout publics). Son travail avec le vidéaste Ghazi Frini, mêle expression corporelle, théâtre d’ombres et vidéo interactive, créant ainsi un monde poétique constamment tiraillé entre couleurs, lumière et obscurité. (« Dans une boîte » 2010, « Je ne suis l’ombre de personne » 2012)

 

Ilia Gilbertas

Formée dans les grandes écoles de danse classique, Ilia débute sa carrière en 2006 auprès de compagnies internationales telles le Béjart Ballet Lausanne ou encore les Ballets de Cuba. Curieuse, elle explore d’autres disciplines artistiques : le cinéma et la motion capture, le théâtre où elle opère essentiellement comme chorégraphe, la photo ou encore les arts martiaux. En 2010, elle rencontre les arts numériques avec la compagnie KSKF et s’intéresse plus particulièrement à la relation danse/ vidéo. En 2011, elle se dirige vers le music-hall ou elle travaillera comme danseuse et/ou chorégraphe à l’international et notamment pour le Paradis Latin. Toujours en quête de nouveaux univers, elle est formée en tant que magicienne en 2013 et s’initie à la contorsion et à l’acrobatie en 2015. C’est riche de toutes ces expériences qu’elle débute en 2014 la co-création de « Hiatus, danse connectée » avec Etienne Bernardot.

 

Laura Giraud

Laura a suivi une formation de design graphique multimédia au Pôle supérieur de design Léonard de Vinci à Villefontaine. Elle anime des ateliers multimédias, pratique l’illustration et l’animation. Son penchant pour la sérigraphie et l’auto-édition l’amène à axer ses travaux sur le lien possible entre le numérique et le plastique. Ses projets sont influencés par le cinéma notamment la SF, les nanars et autres films d’exploitation des années 50…

 

Julien Grosjean

Julien Grosjean est un artiste musicien, attaché notamment à la percussion et à la musique électro-acoustique. Il a suivi une formation aux arts de la scène TDMI (Théatre, Danse, Musique, Image) à Lyon et est également artiste intervenant dans les écoles. Il a collaboré avec l’AADN en participant à l’aventure d’@Home, une création participative en 2 volets, sur près de 3 ans.
  • @home@Home – connexion@Home – Connexion, ou comment co-réaliser une exposition mettant en scène le laboratoire de savants fous ayant digitalisé les habitants de Mermoz.
  • @home@home – la fiction@Home – la Fiction, ou comment détourner le réseau social Facebook pour y écrire une fiction multimédia à 32 mains.

 

David Guerra

Multi-instrumentiste autodidacte et créateur de musique électronique, David Guerra se forme à la musique électroacoustique (CRR de Chalon-sur-Saône, avec Jean-Marc WEBER) et à la M.A.O (CFPM Villeurbanne) pour asseoir ses connaissances et s’ouvrir d’autres champs d’exploration. Sous le pseudonyme Svindrön, il révèle son génie de la musique électronique fortement influencé par les papes de l’electronica et de l’IDM. Sensible à l’art total, David Guerra collabore, en tant que compositeur, interprète et concepteur sonore, sur de nombreux projets artistiques où l’art sonore, la danse, l’art visuel, l’art plastique… vivent dans un temps unique. Reverrance – performance A/V, Noisy skeleton – installation immersive et interactive, Lumarium – installation lumineuse et sonore, Shapes of light – performance danse, laser et live electronic, Histriker – installation interactive. En 2016, il crée la performance A/V Dématérialisé avec Jeanne Brouaye et Pierre Amoudruz. Dans cette création il approfondit ses recherches sur la corrélation entre les dispositifs interactifs (caméras 3D ou capteurs de mouvements), et, le geste instrumental et l’interprétation musicale.

 

Pierre Hoezelle

Après 6 ans passés à l’INSA de Lyon, Pierre obtient son diplôme d’ingénieur. Il intègre en 2006 le master de direction technique du spectacle vivant à l’ENSATT, puis en 2012, le Fresnoy, Studio National des arts contemporains à Tourcoing. Il a travaillé avec les Subsistances, les Biennales de Lyon, la Maison de la Danse, le service événements et animation de la ville de Lyon et l’ENSATT. Il collabore depuis 5 ans avec la Cie KompleXKapaharnaüM à la création de dispositifs technologiques liés à la projection d’images, la vidéo, l’intervention urbaine… Il fait aussi partie du collectif 170cm, qui réalise des performances live de production d’images fixes, animées, vidéos et sonores, le tout in situ. Enfin, il rejoint la compagnie Entre chien et loup et la Cie Acte pour leurs dernières créations en 2015. Il a participé à la Fête des Lumières en proposant : Dernier coup de filet (2008), Fenêtres sur l’invisible (2009), Bibliogramme (2010), Rosseti Lumina (2012).